Une tendance de notre société est de vouloir traduire la différence en termes de supériorité ou d’infériorité. L’enfant handicapé est toujours celui qui a un « plus » ou un « moins ».
Un « moins » dans le monde médical, un « plus » dans les mythologies de l’enfant-soleil… Or, nous avons tous besoin d’être reconnu pour nous-mêmes, sans être inscrits sur une (des) échelle(s) de valeur.
Nous, les comme les autres, ne sommes-nous pas tous uniques et différents ?
« La localisation de la différence à l’extérieur de soi permet d’éviter l’étrangeté en soi-même (…) Notre identité nous paraît évidente et acquise. Mais en vérité, elle reste toujours fragile, paradoxale et contradictoire. Il y aurait donc des personnes dont l’identité ne pose pas problème ? »
S. Sausse, Le miroir brisé, Calmann-Lévy, 1996